Ixtapa-Zihuatanejo, 330 jours de soleil assurés, une oasis de bien-être.

par | 8 Mai 2022 | Plages

Deux stations balnéaires, qui offrent des plages de sable fin plus dorées les unes que les autres, une gamme complète de sports nautiques et d’excellents restaurants avec vue à couper le souffle sur le même coucher de soleil.

A peine six kilomètres séparent les stations balnéaires jumelles de Ixtapa et Zihuatanejo mais leurs offres de vacances sont totalement différentes. Pourtant toutes les deux offrent des plages de sable fin plus dorées les unes que les autres, une gamme complète de sports nautiques et d’excellents restaurants avec vue à couper le souffle sur le même coucher de soleil. Mais Ixtapa a été créée de toutes pièces dans les années 1970 pour offrir une version haut de gamme de la culture de la plage mexicaine tandis que Zihuatanejo a préservé le charme tranquille et authentique d’une station familiale et décontractée. Ou comment s’offrir deux expériences en un voyage.

L’Etat de Guerrero n’a pas très bonne presse, il est vrai que sa géographie particulière offre aux narco- trafiquants un repère de choix. Traversé sur toute sa longueur par la Sierra Madre del Sur dont plusieurs sommets dépassent les 3000 mètres d’altitude, il est aussi recouvert d’une végétation touffue alimentée par un climat tropical et l’Etat semble peu développé en dehors des grands axes qui le traversent, en direction de la capitale entre autres. Toutefois, trois villes forment ce qu’on appelle le Triangle du Soleil dessiné par trois étapes incontournables : Taxco de Alarcón, village magique qui peut se targuer d’être un petit joyau proche de l’Etat de Morelos, Acapulco dont la simple évocation est une invitation au rêve et enfin Ixtapa-Zihuatanejo, un autre petit paradis au bord du Pacifique. Autant de destinations qui restent sûres et exclusives, et tout particulièrement la dernière, véritable havre de quiétude qui n’a pas échappé aux nombreux Nord-Américains et Canadiens qui viennent y couler des jours paisibles durant les mois d’hiver, preuve s’il en est que la vie y est douce.

Ixtapa et Zihuatanejo sont aujourd’hui deux destinations inséparables, des villes jumelles séparées par six kilomètres à peine mais avec des personnalités bien différentes. Le destin touristique exceptionnel de ce littoral a commencé dans les années 70. A l’époque Zihuatanejo n’était qu’un tout petit village de pêcheurs qui ne comptait pas plus de 300 habitants en 1946 !  Aujourd’hui, depuis la création d’une nouvelle ville à Ixtapa, on y dénombre quelque 90000 habitants dont nombreux sont ceux qui travaillent dans le secteur du tourisme. Une ville complètement pensée et organisée sous la houlette de l’organisme Fonatur qui a entre autres permis à Cancun de se développer. La plage vierge a été plantée de cocotiers sur plusieurs kilomètres avant d’y construire de somptueux hôtels tout en préservant la baie de Zihuatanejo et son authentique village de pêcheurs. Le grand avantage de cette zone touristique, la troisième du pays après Cancún et Puerto Vallarta, est la proximité des deux sites, à tel point que peu importe où l’on séjourne, chacun peut vivre deux expériences pour le prix d’une. La présence d’un aéroport international est également un plus car la destination est facilement joignable via la capitale Ciudad de Mexico. 

Ixtapa, la scintillante.

La station balnéaire s’étire autour d’une longue avenue élégamment arborée qui longe la plage sur près de 5 kilomètres. C’est davantage une zone hôtelière à services complets qu’une vraie ville. Le touriste y trouvera tout ce qu’il souhaite : les plus beaux hôtels qui réservent des vues spectaculaires sur la mer, la plus grande marina du pays en terme de possibilité d’accueil de bateaux et ceux-ci rivalisent de beauté, deux magnifiques terrains de golf, une piste cyclable de 15 kilomètres (il est aisé de louer des vélos), des boutiques, des centres commerciaux, des bars, des discothèques sans oublier des plages de rêve. On y trouve même la seule plage récréative certifiée salubre par le ministère national de l’Environnement du Mexique. Playa El Palmar est une longue étendue sablonneuse de 2,4 kilomètres qui fait face à une baie semi-ouverte. Pour conserver ce label, il est de fait interdit entre autres d’y introduire des récipients en verre, d’y cuisiner, d’y venir avec des animaux ou d’y jouer en dehors des zones délimitées pour le plus grand plaisir des touristes 

C’est aussi au départ de l’embarcadère d’Ixtapa que l’on peut s’évader pour quelques heures sur l’îlot proche d’Ixtapa. Soit en partageant les bateaux-taxis collectifs qui y mènent  en moins d’un quart d’heure, soit en louant une barque privée, ce qui permettra de faire un arrêt pour pêcher aux alentours de l’île et de livrer surtout des aperçus inédits sur ce bout de terre qui ne compte que quatre grèves. L’île est si petite qu’il est aisé d’en faire le tour en moins de deux heures, l’occasion de choisir sa plage. La première, Cuachalate, est la plus populaire car elle accueille tous ceux qui ne souhaitent pas s’éloigner du débarcadère principal et on y trouve de nombreuses familles mexicaines qui aiment à y passer le dimanche entre autres, en s’offrant les services de restauration qui y sont proposés. La Playa Coral est sans aucun doute la plus photogénique et celle qui attire davantage le public dans l’eau que sur la plage couverte de morceaux de corail bien désagréables sous les pieds nus. Par contre le snorkeling réunit de nombreux adeptes de fabuleux paysages marins naturels où des poissons colorés virevoltent entre les coraux et s’approchent hardiment des étranges poissons palmés que sont les nageurs. La Playa Barrandera a aussi son embarcadère mais elle est plus petite que la première et nettement plus calme. On peut également y louer un jet-ski, s’offrir un tour en bouée tractée ou tout simplement paresser sous une palapa, les pieds dans le sable doré et commander un repas de fruits de mer et de poissons accompagné d’une noix de coco fraîche ou d’une margarita. La dernière plage, Playa Carey, d’un accès plus difficile, reste le domaine des tortues qui viennent y pondre leurs œufs quand c’est la saison. C’est aussi le site idéal pour pouvoir épier en toute quiétude les échassiers qui pêchent dans les anfractuosités des roches volcaniques balayées par les vagues. C’est aussi le meilleur endroit pour observer l’architecture moderne pas vraiment séduisante de la zone hôtelière d’Ixtapa qui barre l’horizon.

Zihuatanejo, Zihua pour les intimes.

Sans aucun doute, Zihuatanejo peut être considéré comme un port de pêche traditionnel mais aussi comme une station balnéaire qui n’a rien d’une mondaine. Ici, la mer rythme la vie des habitants. Le jour commence à peine à délaver le ciel et déjà, toute l’activité du petit port se concentre sur l’estacade. Maraîchers, ménagères et … pélicans, tous attendent le retour des pêcheurs partis relever leurs lignes. Annoncés par le vrombissement de leurs embarcations, ils surgissent soudain dans la baie. Ils filent droit vers la jetée pour mieux grimper sur la plage et s’y poser dans un bruit mat. Les pêcheurs ont nettoyé leurs prises en haute mer et les ont rangées ensuite dans des bacs frigo autour desquels se presse la foule. On se bouscule, on soupèse l’animal, on discute les prix, on échange des billets. Certaines pièces de thon sont si lourdes qu’il faut une brouette pour les évacuer. 

Une autre visite incontournable est celle du marché où les restaurateurs viennent se fournir quotidiennement en produits frais. Une expérience unique entre les étals de poisson, de fruits de mer et autres mollusques encore vivants et les monticules bigarrés de fruits et de légumes. D’une échoppe à l’autre, les éclats de voix et de rires fusent dans un joyeux charivari. On échange les dernières nouvelles, on salue les habitués et on déguste des tacos appétissants. Vient l’heure de se perdre dans la petite ville qui aligne de part et d’autre de ses ruelles de longues galeries en bois qui abritent les devantures bigarrées des boutiques de souvenirs, d’ateliers d’artisanat et de restaurants. Ici les maisons sont basses, à peine deux ou trois étages et toute la vie se concentre dans le vieux centre.

Les vagues qui lèchent les plages de la baie de Zihuatanejo sont tout à fait inoffensives, les rouleaux de l’océan s’y écrasent en douceur. Une aubaine pour les enfants qui s’ébattent dans les vagues jusque tard dans l’après-midi sous le regard des promeneurs qui arpentent chaque jour la longue plage La Ropa dans un sens puis dans l’autre avant de jeter leur dévolu sur un resto-bar afin de s’offrir un apéritif en admirant le coucher de soleil salué par les cris des oiseaux marins. Des heures paisibles, émaillées de bonheurs simples.

Pour s’offrir un tour en mer, il vaut mieux contacter les agences de voyage qui proposent des promenades en catamaran que s’adresser directement aux pêcheurs. C’est l’occasion de découvrir depuis le large la multitude de plages offertes par le site, de mieux comprendre comment s’organisent les deux villes l’une par rapport à l’autre et d’observer les oiseaux qui trouvent refuge dans les falaises et les rochers. Le catamaran se faufile entre les yachts amarrés au cœur de la baie et longe ensuite la frange côtière qui se révèle toute plantée de cocotiers avant de se fondre dans la sierra tapissée de forêts denses. A Zihuatanejo, les hôtels semblent s’abriter sous les ramures des cocotiers, à Ixtapa, ils les surplombent largement. L’excursion à bord du Picante inclut un open bar et un repas léger pour caler l’estomac, de quoi assurer aussi un petit brin de folie à la croisière. 

Deux hôtels exclusifs pour une escapade romantique.

L’Hotel Viceroy, à Zihuatanejo, est d’abord une oasis verdoyante et fleurie de bouquets de bougainvillées à deux pas pourtant de la Playa de la Ropa, une des plus agréables le long de l’océan Pacifique. Chacune des 46 suites peut compter sur sa piscine privée qui assure toute l’intimité désirée des amoureux. Le chef Eduardo Ávila préside avec brio aux destinées culinaires des deux restaurants qui regardent la baie et il n’hésite pas à donner un cours de cuisine mexicaine aux hôtes qui le désirent. Une merveilleuse leçon de choses les pieds dans le sable.

L’Hôtel Capella, à Ixtapa, un petit coin de paradis adossé à une falaise qui offre à ses hôtes une vue panoramique exceptionnelle sur l’océan et leur assure une réelle intimité. Ici aussi chaque chambre se prolonge par une terrasse et sa piscine privées depuis laquelle on entend les vagues s’écraser sur les rochers en contrebas. Une impression délicieuse de bout du monde.

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